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Mon monde intérieur n'est pas une zone de paix

Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /2009 23:00

 Quand j'avais 16 ans, je ne pensais pas dépasser la trentaine.

 Surtout que je ne voulais pas vivre aussi longtemps, en fait. J'ai vécu ce que vivent bon nombre de personnes à cet âge. On est mal dans sa peau, mal dans ses pompes, on a des boutons sur la gueule, on ne sait pas, on ne se connaît pas. J'étais une sorte de geek version light. Je dis light parce que la vigilance familiale m'empêchait de plonger complètement dans un univers parallèle. Limitation de la télévision, surveillance de mes activités (maigres, ce n'était pas le plus fatigant), surveillance de mes fréquentations (comme le lait, on tourne vite mal à cet âge), limitation de l'ordinateur... Ce flicage qui venait d'un bon sentiment n'a pas été trop éprouvant. Il m'a permis de forger une petite personnalité, un esprit, une culture faite de livres, de musique et de films regardés en famille (avant que la télé française ne découvre la poule aux oeufs d'or des séries américaines).

 Quand vous êtes tout gosse et que votre univers se résume à des dessins animés, à des BDs, des livres, à bien travailler en classe, à être considéré comme beau et intelligent par votre entourage, quand votre vie se résume à ne rien craindre, à vous persuader que tout ira bien, le moment où vous percutez la réalité, l'instant où tous vos os se brisent net sur le mur de ce qu'on ne vous a jamais dit... Vous grandissez trop vite, la tête vous tourne et c'est à vous de prendre le bon (?) chemin. Je n'ai jamais pu parce que je n'ai jamais aimé le monde que j'ai découvert.

 Vous grandissez trop vite. La somme d'informations que vous devez ingurgiter en un temps record est monstrueuse. Et ce n'est pas dû à votre culture ou à votre éducation car les règles que vous devez apprendre, toutes celles que vous ne connaissez pas, la culture et l'éducation n'y ont pas droit de cité. Il s'agit d'être cool, il s'agit d'être culturellement dans une moyenne confortable (médiocre, en gros), de bien se marrer tout le temps, pour n'importe quoi. Il s'agit juste d'être con. Et pour être con en masse, cela nécessite des codes à apprendre : vestimentaire, musical, culturel, linguistique...

 Vous grandissez trop vite. Vous n'arrivez pas à vous caler dans le monde extérieur, vous ne trouvez plus la place dans votre monde intérieur. Il faut que vous poussiez les murs, changiez la couleur, déplaciez les meubles... Mais ça ne suffit pas. Vous n'êtes bien ni dedans ni dehors. Votre entourage social est stupide à 99% et ne vous accepte pas. Votre entourage familial ne vous comprend pas et ne vous comprend plus. Vous changez et vous n'aimez pas ça. Vous avez mal et ce que vous devez devenir pour calmer cette douleur ne vous plaît pas plus. La schizophrénie vous guette. Le petit garçon souriant que vous étiez voit ses yeux s'assombrir et son sourire s'effacer. Vous ne vous aimez plus. Vous ne vous aimez plus parce que vous ne savez plus qui vous êtes. Vous grandissez trop vite et vous perdez le chemin, avec cette angoisse intangible de ne jamais vraiment le retrouver un jour. Votre moi en formation entre en dissonance avec une réalité crue. Votre moi connaît une croissance troublée, qui vous poursuivra longtemps.

 Vous grandissez beaucoup trop vite. Vous ne connaissez rien à la vie donc vous ne savez pas qu'un jour, vous vous en sortirez. Malgré votre prise de contact avec le monde, vous ignorez que cela finira. Là, vous avez 16 ans. Vous êtes fragile et sans défense. Vous vivez un amour d'adolescent poète, parce que vous adorez la poésie, cette façon de parler de l'âme et de l'amour avec des jolies phrases. Vous vous trouvez laid et sans intérêt. Vous ressentez, vous voyez poindre un début de douleur inimaginable, vous frôlez un paroxysme qui ne demande qu'à éclater. Alors, parce que vous êtes trop lâche pour vous ouvrir les veines, vous décidez de vous créer un double. Un autre, une façade, quelqu'un qui vous permettra de tenir face au monde réel. Au fond, vous serez toujours le même mais votre masque vous permettra d'endurer votre peine, votre jumeau prendra les coups et les rendra. Il sera l'homme sans honte, sans remords, celui qui fera payer ce monde, qui le regardera dans les yeux. Et vous créez un mur infranchissable entre vous et le reste de l'humanité. Vous vous protégez derrière et vous attendez, vous attendez le moment où tout ce bruit prendra fin.

 Vous grandissez encore et encore. Votre sexualité vous rattrape, vos hormones vous triturent. Vous écoutez les exploits sensationnels de vos camarades, leurs histoires de cul, leurs "femmes", leur avance sur la vie. Vous, vous rêvez de l'amour, vous tricotez vos poèmes dans votre tête, vous imaginez le jour où une belle fille tombera amoureuse de vous, vous comprendra et tout ça. Vous laissez votre double déblayer le terrain. Vous passez le temps, vous ingurgitez de la culture et de la "sous-culture". Vous creusez votre différence et votre marginalité. Et vous aimez ça. Vous aimez tellement ça que votre personnage finit par se fondre avec vous-même. Vous commencez à vous croire. Vous détestez le monde, vous êtes misanthrope (merci Jean-Baptiste !), vous êtes un romantique suicidaire... Le porno vous gagne. Vous devenez un romantique fasciné par l'éjaculation faciale. Vous développez votre maladie, votre cancer de l'âme.

 Le temps passe. Vous ne grandissez plus. Votre cancer, si. Vous sortez du lycée, vous atterrissez à la fac. Vous ne savez pas quoi faire de votre vie, dans tous les sens du terme. A la fac, vous glissez, vous vous paumez complètement. Votre personnage est là mais vous suffoquez. Vous vous laissez mourir, pardon, vous vous laissez vivre dans l'apathie. Vous multipliez les échecs. La vie semble vous avoir lâché sur le bord de la route.

 Vous avez arrêté de grandir. Vous stagnez, léthargique et indifférent. Vous laissez filer vos chances. Vous repartez de zéro. Comme vous n'espérez plus rien, comme personne ne croit en vous, vous vous lancez dans la bataille sans regards en arrière. Quelque part, vous avez atteint une sorte de liberté. Vous n'avez plus d'entraves. Et, effectivement, les succès surgissent. Petits mais concrets. Et pour la première fois depuis longtemps, vous vous sentez bien. Vous semblez comprendre le monde ou, du moins, vous acclimater à lui. Mais à force de trop y croire, vous faites un faux pas fatal. Pour la première fois de votre vie, vous tombez amoureux. Une personne incarne sous vos yeux votre parfait fantasme passionnel. Ce n'est pas une coïncidence. Ce ne peut pas être une coïncidence. Cette fille doit vous revenir : sa beauté, son charme, son intelligence, son sourire...

 Vous recommencez à grandir, malgré vous. Mais cette croissance fera des dégâts irrémédiables. Premieramour vous bombarde de ses phéromones. Vous êtes le même nigaud mais dans un corps d'adulte. Le seul problème, c'est que votre coeur va battre plus fort que ne le supportera votre personnage... et vous-même. Ce travail sera long, long et éprouvant. Et vous perdez cette bataille. L'ennemi(e) a infiltré vos lignes et a placé ses charges dans les endroits stratégiques. Vous vous battez avec l'énergie du désespoir, en chantant un Te Deum déplacé. Mais clic... Tout explose. Vous vous effondrez en larmes, sans musique dramatique.

 Quand j'avais 23 ans, je ne pensais pas dépasser la trentaine. Quand j'avais 23, je croyais que ma vie était finie. La carapace que j'avais forgé a explosé en mille morceaux. Plus de protection pour mon petit coeur. J'ai 23 ans, je suis fragile et sans défense. Mais j'ai un but. Finir ma fac. Pendant cette période, je rencontre Meilleurami, ma seule béquille fiable à ce moment-là de ma vie. Il est comme moi, perdu et écorché. Je rencontre beaucoup de gens. J'en ai perdu de vue la majorité, j'en ai gardé ou retrouvé une poignée. Ils m'aident à grandir sans le savoir. Quand je passe mon année de maîtrise, je n'ai jamais autant eu confiance en moi et en mes capacités.

 Et quand je finis ma fac, je dérive de nouveau comme une bouteille lancée à la mer. Je passe une année à glander, une année à passer un concours que je rate. Et j'explose de nouveau. Je craque sous le poids de mon propre espoir. Je rate mon concours, je rate Premieramour. J'ai 26 ans et je ne pense pas dépasser 30 ans. Ce n'est pas loin me direz-vous. Mais je suis dévasté, au fond du fond. Et même si la Mort n'est plus une idée aussi obsessionnelle, elle reste une option réconfortante. Je me dis que si je me relève de ça, je me relèverai de tout...

 Je me suis relevé. J'ai continué. Mais les coups que j'encaisse désormais font plus de dommages qu'avant. Mon blindage ne tient plus, n'est plus reconstructible, n'est plus garanti. La couche de protection est partie, me soumettant à cru aux émotions, aux vagues de sentiments contradictoires et blessants. J'ai l'impression d'avoir régressé, que l'apparition de cette hypersensibilité était logique après ces années de réclusion et d'étouffement mais que mon incapacité actuelle à la contrôler est un échec. Pour certains, c'est une qualité. En ce qui me concerne, j'aimerai parfois être comme mon binome, capable de se détacher de ses émotions. J'aimerai pouvoir faire ça, mettre sur pause, bloquer le flux, prendre du recul et réfléchir dessus. Mettre en correspondance mon coeur et mon cerveau, les faire travailler ensemble.

 Je trouve un boulot. J'ai 26/27 ans, je suis seul mais ce n'est pas un problème et je grandis encore un peu plus. Une croissance naturelle. Et voilà...

 Aujourd'hui, j'ai dépassé la trentaine (de peu, restons coquet !) et j'ai l'impression d'avoir 16 ans. Aujourd'hui, je n'ai pas la pensée de ne pas franchir un certain seuil mais j'ai peur de savoir combien de seuils je vais franchir et dans quel état je vais les franchir. J'ai subi la souffrance d'une rupture injuste et humiliante et j'ignore si j'en suis guéri. Cellequej'aimais s'est perdue à jamais dans les brumes de sa folie égoïste. Cellequej'aime se mordille la lèvre inférieure, indécise et imprécise quant à ma place dans son regard. Je ne dis rien, je ne précipite rien comme j'ai pu le faire avant. J'en souffre en silence, étranglant ma tristesse par divers moyens. Je me dis que tout cela est futile, que j'ai tort et que mon instinct, mon coeur si perméable et mon increvable optimisme romantique vont encore me pousser dans les orties avec, à l'arrivée, des écorchures, des blessures, des cicatrices et des larmes. Mais un coin de mon esprit est habité par l'envie d'y croire, encore...

 J'ai dépassé la trentaine. J'ai arrêté de grandir pour commencer (je dis bien "commencer") à mûrir, même si, pour moi, cela est souvent synonyme de désillusions. La ligne est alors mince entre mûrir et pourrir. Cela doit dépendre du poids de ces fameuses désillusions, de nos regrets et du prix de nos leçons apprises. Je suis seul et ça me pose problème parce que mon coeur commence à se languir d'être solitaire et de n'avoir personne à qui parler. J'ai des amis, fidèles et aimants. Des gens formidables qui ont cherché une âme derrière ce mur d'isolement. Meilleurami est toujours là, indéfectible, sa main sur mon épaule étant à la fois un geste rassurant, amical mais aussi préventif, si jamais l'idée me viendrait de tomber. Mon binome me tient l'autre épaule. Je suis plus vieux qu'eux (1 an pour Meilleurami, plus pour binome) mais j'ai toujours l'impression qu'ils sont mes grands frères bienveillants, s'assurant que je ne tourne pas mal.

 Le gris est de retour. La Mort a retrouvé son giron, une place de réflexion à la table des concertations. Beaucoup de choses l'éloignent ou mettent un veto à ses propositions. L'angoisse est là aussi et sa voix est plus forte. C'est une habituée. Les négociations sont ardues, douloureuses et longues. Je ne devrai pas me plaindre. D'autres personnes souffrent plus que moi et dans un silence courageux tandis que je chouine pour une écharde dans le doigt. Mais je n'aime pas qu'on me vole ma tristesse sous je ne sais quels prétextes, comme quoi "la vie est dure". Je le sais et cette philosophie à la con m'insupporte. Parce que, dans cette optique, on peut toujours chercher pire et se dire que nos soucis quotidiens ne valent rien.

 Quand j'avais 16 ans, je ne pensais pas les avoir de nouveau en écrvant un blog.

 Bonne nuit...

Par Buster Casey - Publié dans : Mon monde intérieur n'est pas une zone de paix
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Dimanche 1 novembre 2009 7 01 /11 /2009 22:02

 Elle est là, bien présente. Ma boule sur l'estomac.

 Pendant un moment, j'ai réussi à la tenir à l'écart. A l'éloigner de moi. A lui faire face. Mais à croire que je lui manque, elle revient sans cesse. Ce poids écrasant sur la poitrine, sur le ventre. Ce truc immatériel qui vous appuie et qui vous fait mal, un mal de chien. Entre la douleur de l'âme et la présence dérangeante. Cette boule que votre esprit vous fabrique tranquillement dans un coin de votre crâne et vous balance à l'instant adéquat pour réaliser un strike de toute beauté.

 Cette boule, c'est dedans et dehors. Elle est le fruit d'un travail patient d'évènements extérieurs qui laissent des traces. Des traces qui sont mixées, cuisinées et servies chaudes par notre psychologie intérieure, tout ça pour en faire un beau condensé de névroses, un vrai festin de stress qui feront la joie de vos intestins. C'est la recette miracle de peurs, de rêves brisés et de souffrances existentielles. C'est notre désespoir par le menu.

 Ma boule est faite de peur, d'angoisses passées et à venir, de plans sur la comète, d'amours déçus et d'un amour infaisable.
 C'est une transition qui se fait dans la douleur.
 C'est un blog muet.
 C'est Cellequej'aime.
 C'est Cellequej'aime avec quelqu'un d'autre, cet inconnu à venir qui me la prendra sous mes yeux.
 C'est moi impuissant, victime d'une injustice.
 C'est la difficulté d'être quand on se déteste.
 C'est un personnage créé il y a 17 ans qui ne veut plus partir.
 C'est une lutte incessante avec soi-même.
 C'est l'impossibilité d'être aimé quand on arrive à peine à se trouver des qualités.
 C'est la volonté de se laisser mourir parce que plus rien n'en vaut la peine.
 C'est faire mal à ceux qu'on aime parce qu'on paraît toujours ce que l'on n'est pas.
 C'est une fragilité et une hypersensibilité destructrices.
 C'est une haine qui flambe comme un feu de forêt.
 C'est être à la merci d'un destin sarcastique.
 C'est une quête désespérée de la paix intérieure.
 C'est donner des leçons et tirer la couverture à soi.
 C'est être le voisin de douleurs habituelles.
 C'est ne plus faire la différence entre ce qu'il y a derrière soi et ce qu'il reste devant soi, tellement le paysage est désolé et désolant.
 C'est être le témoin d'un monde qui va aux chiottes et du malheur de notre entourage chéri.
 C'est le nombrilisme, l'égoïsme et l'auto-affliction comme médaille et trophée.
 C'est savoir qu'on arrivera jamais à être heureux.
 C'est ne pas pouvoir trouver quelqu'un à qui dire qu'on en peut plus, que cette vie est épuisante et qu'on souhaite en finir au plus vite.
 C'est ne pas arriver à avouer qu'on a envie d'abandonner, dans un dernier acte privé.
 C'est se forcer à se lever tous les matins pour affronter une journée merdique et que l'on n'a plus de motifs pour le faire.
 C'est la peur, à tous les étages.
 C'est se demander quand arrivera le moment où je passe mon tour, où je quitte la partie pour me mettre à vivre et à aimer et laisser le malheur à un autre candidat.
 C'est le visage d'une fille que l'on aime. C'est la fabrication du fantasme de l'amour salvateur.
 C'est une suite de choix dont on ne se débarrasse jamais des conséquences.
 C'est savoir que notre malheur n'est rien par rapport à d'autres personnes mais que malgré tout, le notre est insurmontable.
 C'est essayer de changer...

 Bonne nuit...

Par Buster Casey - Publié dans : Mon monde intérieur n'est pas une zone de paix
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Vendredi 16 octobre 2009 5 16 /10 /2009 13:18

 Cellequej'aimais m'a sorti des nuages pour me ramener à la réalité.

 

 Jusqu'alors, la grande confusion des sentiments n'était pour moi qu'une vague idée, un domaine fantasmé où je pouvais imaginer tout ce que je voulais. Les malheurs comme les bonheurs, tous étant extrêmes bien entendu car toutes les bonnes histoires portent en elles des sentiments extrêmes. Les contes de fée comme la majorité des films américains nous bercent dans cette illusion : tout doit être déchirant ! Et pendant longtemps, j'ai cru que souffrir donnerait lieu à une récompense car, comme dans toutes bonnes histoires, le mal est vaincu à chaque fois et le bien triomphe.

 Alors je portais mon coeur en bandoulière et je faisais la grande scène du IV à chaque pépin, grand comme petit. Je me persuadais que chaque histoire merdique que je pouvais vivre me donnait une sorte d'expérience qui me servirait pour la prochaine. Mais je restais dans mes nuages, dans mon pays des songes, le seul endroit qui me permettait de tenir le coup, chaque jour qui passait.

 Cellequej'aimais est entrée dans mon univers et m'a emmenée avec elle. Je n'ai pas été pris en otage, elle ne m'a pas forcée la main. Je l'ai suivi de mon plein gré (avec des réticences, on ne se refait pas). Et, en la suivant, j'ai alors découvert la véritable confusion des sentiments, le véritable amour que l'on peut avoir pour quelqu'un et que ce quelqu'un peut vous donner. Cellequej'aimais m'a mis au monde, humainement et physiquement. Elle m'a montré ma vraie nature, mon taux de résistance à l'horreur humaine. Elle m'a montré qu'aimer quelqu'un, ce n'est pas un conte de fée et que les sentiments seuls ne colmatent aucune brèche. Que le grand déballage romantique ou l'attitude pseudo-torturée ne remplacent pas les actes concrets. Elle m'a prouvé qu'une personne pouvait m'aimer jusqu'aux larmes et que je pouvais être absolument sans défense devant ça. Elle m'a prouvée que je pouvais être beau, simplement dans son regard et que la beauté dépasse de loin l'aspect purement physique.

 Elle m'a prouvé que l'amour ne colmate pas tout. Elle m'a fait comprendre le vrai sens de la solitude et de l'abandon. Pour elle et pour moi.

 Qui te remplacera maintenant que tu es partie en me laissant en lambeaux ?
 Qui me prendra dans ses bras quand ma douleur deviendra de nouveau ingérable ?
 Qui me caressera les cheveux en m'appelant "ninou" ?
 Qui se serrera contre moi pour me dire je t'aime ?
 Qui pourra avoir la force de calmer mon coeur stupide ?
 De qui pourrai-je devenir à nouveau le petit ange ?
 Qui pourra encaisser ce que tu as subi ?
 Qui aura un coeur assez gros et solide pour avaler ma bile ?
 Qui sera assez résistant face à un homme qui n'arrive plus à se guérir ?
 Qui refermera cette boite de Pandore ?

 Je ne peux pas te regretter, je ne peux pas ignorer ce que j'ai ressenti. Mais aujourd'hui, je ne vois aucun happy-end. Je ne vois pas une fin de conte de fée. Je ne partirai pas avec la princesse et ne vivrai pas heureux avec elle pour les années à venir. Parce que, oui, ce monde est injuste parfois et que baisser les bras est souvent la seule option.

 Je suis peut-être quelqu'un de meilleur. Je saurai peut-être mieux gérer une possible relation. Je saurai la planter comme la réussir. Je sais que je ne sais rien, finalement... sauf que je ne suis plus le même. Et je ne sais pas si j'aime ça.

Par Buster Casey - Publié dans : Mon monde intérieur n'est pas une zone de paix
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Samedi 5 septembre 2009 6 05 /09 /2009 17:00

 J'ai rencontré Cellequej'aimais à mon boulot. A la base, elle remplaçait une collègue qui était en arrêt maladie et qui devait subir une opération. Honnêtement, lors de notre première rencontre, elle ne me fit aucun effet particulier. Tout le monde était aux aguets de la petite nouvelle, quelques anciens notamment (partis depuis). Il faut dire qu'elle possédait un physique agréable malgré un visage marqué qui lui donnait plus que son âge. Mon ex-binôme et moi lui donnions d'ailleurs une ancienneté qui nous fut rapidement démentie par la suite. En effet, elle s'avérait plus jeune que moi (mais de peu).

 Toujours est-il que, ce soir-là, hormis le fait de me donner 19 ans (!!!!), Cellequej'aimais, elle me l'avoua plus d'un an plus tard, avait ressenti une vive émotion à mon encontre. Pas un coup de foudre mais un gros machin bien bath, le truc qui donne chaud et qui fait perdre la raison un court instant. Et moi, de mon coté, rien. Et puis elle avait un mec, un gars, un copain, un connard resplendissant. Un boulet qu'elle traînait depuis des mois et des mois. Ce fut une raison suffisante pour ne pas m'emballer les neurones plus que ça. Je sortais d'une année assez cuisante sentimentalement et je tenais surtout à faire une croix sur beaucoup de choses. Prendre des vacances et laisser le temps filer. A cette époque, je parvenais à me supporter, à gérer mon mal...

 Perdu !

 Notre relation, notre "histoire", notre gâchis aura duré deux ans. Deux ans durant lesquelles nous avons passé notre temps à nous engueuler, nous séparer et revenir dans les bras l'un de l'autre. Deux ans où ce que j'étais ou pensais être a pris du plomb dans l'aile avant de crever la gueule ouverte. Deux ans qui m'ont révélé à moi-même.

 L'orgueil, d'abord. Pendant quelques semaines, j'ai fait marcher mon ego à bon compte. Car, outre Cellequej'aimais, une autre CDD me courait après. Deux filles ! Deux filles pour Buster Casey, en même temps !! Enfin... Qui lui couraient après en même temps (bande de petits chenapans). Et là, pour l'indécrottable frustré du coeur que je suis... j'ai profité de la situation. Quel pied de savoir que la sauce montait toute seule et que je pouvais être au centre de sentiments exacerbés. J'ai un peu joué avec ça, soyons francs. Attiser les jalousies. Provoquer. Flatter mon petit nombril. Comme si j'arrivais enfin à faire payer mes histoires ratées, à me venger d'avoir été le dindon de la farce de mon Premier Amour.
 Oui, c'est nul. Non, ce n'est pas glorieux. Surtout si je sentais la souffrance de Cellequej'aimais, parce que sa jalousie me faisait exister, enfin...

 La peur, ensuite. La CDD et moi avons fini en bons termes. Mon coeur battait la mesure pour Cellequej'aimais. Mais, la réflexion onaniste étant un mode de vie ralenti, je me devais de me torturer encore un peu le ciboulot. Et puis, l'avancée des choses, par petites touches, calmement, satisfaisait quelques vieilles lubies romantiques. On ne se refait pas... Mais la peur est là, tapie dans l'ombre de mon crâne. Et elle profite d'une rencontre fortuite lors d'une évènement important pour faire chavirer le navire et mes belles convictions. Et d'une résolution de départ, j'en arrive à un retournement de situation total à l'arrivée. Le coup de foudre ? J'ignore, peut-être. Le contexte, la ferveur du moment, je n'en sais rien. Bref, je me monte un film et Cellequej'aimais se prend un mur. Et quand elle laisse éclater son désarroi (et ses premières insultes), quand je me rends compte de ses sentiments, je choisis la solution la plus simple : je m'enfuis. Je n'ai pas changé de pays, j'ai juste esquivé. Je n'ai rien dit, j'ai laissé pourrir. Dans ma tête, elle m'attendait de toutes façons, alors un peu plus un peu moins... Cela n'aurait guère apporté de différences. Et puis, si ça marchait avec l'autre, je ne perdais pas mon temps. L'absence de blanc entre deux non-relations : le pied !

 Résultat punition : le "coup de foudre" ne s'est plus jamais manifesté et Cellequej'aimais a tourné les talons. On perd rapidement tout quand on est pas doué. Et j'ai géré ça. Cellequej'aimais m' a mis un peu le nez dedans quand elle a pu mais c'était une vengeance en soi bien méritée. Le temps a passé, notre relation s'est mis au point mort, passée sous le couvert d'un flirt insistant. Puis, par une coïncidence ironique (comme toujours), un vieux démon assoupi revient me titiller les neurones au moment où Cellequej'aimais franchissait, encore, une étape dans notre relation. J'ai eu la bonne idée de déconner mais cela partait d'une idée que je jugeais bonne : me débarrasser du démon avant de me lancer vers elle. Je ne me sentais pas prêt, j'ai tergiversé. La peur, toujours tapie.

 Et mon attentisme. Mon indécision. Mon profit. Profiter d'elle tout en la jugeant. Maintenir une illusion tout en sachant que c'était faux. Nous l'avons vécu tous les deux d'une certaine manière. Mais elle s'est accrochée tant qu'elle a pu, jusqu'aux larmes, me mettant face à moi-même. Je l'aimais.

 Mon démon est parti. J'ai alors commencé à développer une relation "sérieuse". En gros, c'est elle qui décidait pendant que j'attendais. Mais j'étais là, avec elle. Nous nous sommes pourris encore une fois. Et c'est elle qui fit (encore) le premier pas, de la manière la plus originale qui soit. Et là, j'étais amoureux. Elle était imprévisible, lunatique, jalouse, difficile, sans aucun sens de l'humour... mais elle était aussi d'une douceur infinie et d'une gentillesse peu commune. Une curiosité intéressée mais réelle. Même si je n'étais (jamais) d'accord avec ses jugements, ils avaient le mérite d'exister suite à une vraie démarche. Et son charme me rendait dingue. En plus, elle dessinait.

 En me prenant par la main, Cellequej'aimais m'a sorti des nuages. Aussi bien durant les périodes troublées que les moments calmes ou intimes, je me suis senti vivre. Je ne peux pas l'expliquer et je n'ai pas à le faire, vous connaissez ça mieux que moi. Mais je pourrai presque avancer le terme d'heureux. Mon boulot était correct, mon binôme extra, je dormais bien et je pensais à elle. Le coté "secret" de notre relation assouvissait mon instinct fleur bleu. Non, j'étais heureux. Pas béat mais rassuré. Ses baisers, ses sourires, nos sorties... Je "vivais" avec une fille qui ne ressemblait pas à mes projections mais j'apprenais à aimer quelqu'un avec ses défauts et loin de mes schémas établis. Pour une fois, je me projetais déjà dans un avenir réel.

 Et puis non ! Est-ce que je ne voulais pas voir les signes ? Étais-je si désintéressé que ça ? Je n'ai peut-être pas été assez jaloux et elle un peu trop. L'ironie de la chose est frappante : au moment où je naissais, elle s'éloignait. Alors que je faisais de mon mieux pour être présent, elle quittait le navire en catimini. Mon instinct me prévenait de quelque chose mais je ne voulais pas l'écouter... jusqu'au jour où je n'ai pas eu le choix.

 Vous connaissez ce moment ? Ce moment où vous basculez, vous plongez dans des eaux si profondes qu'aucune lumière ne parviendra jamais à filtrer ? Cet instant où, en un claquement de doigts, vous percutez un ensemble d'informations passées, présentes, futures, leurs corrélations, leurs poids, leurs conséquences... et tout ça en une seconde ? Ce triste moment où vous devenez un être que vous ne connaissiez pas et qui vous fait peur ? Voilà ma bascule, celle où je suis devenu un étranger à moi-même, un étranger rempli d'une haine effroyable. Vous savez, cette période où l'amour se transforme en cauchemar hideux, comme une lèpre derrière un superbe masque vénitien.

 Cellequej'aimais m'a pris par la main pour me sortir des nuages et me plonger dans un océan de merde. Avec un acharnement minutieux et une innocence de gamine, elle a brisé tranquillement tout ce qui pouvait me relier à elle, à notre histoire et à notre passé. Je l'ai écrit plus haut, elle pouvait être particulièrement revancharde, blessante et lunatique mais, au bout du bout, elle se calmait. Comportement que je blâmais à demi-mots (corsés) vu que je pouvais être autant si ce n'est pire. Mais là, c'était comme assister à une transformation de film d'horreur ou quand le héros apprend que sa petite amie est une serial-killeuse sanguinaire et qu'il va y passer aussi. En gros, quand vous tombez de votre perchoir pour ne plus reconnaître celle qui, une semaine auparavant, était votre amour. Juste un être humain rempli d'égoïsme, occupé par son énorme nombril et qui s'est acharné à tout casser autour d'elle, bornée et stupide jusqu'à la nausée.

 Ne croyez pas que j'exagère ou que je dramatise (...) ! Ma rage de l'époque était bien plus écrasante qu'aujourd'hui et je ne vous raconterai pas tous les détails qui y ont conduits. On n'est pas dans une émission de Delarue, non plus. Mais elle a cristallisé mes terreurs. Tout ce que je pouvais craindre, tout ce je gardais caché dans mon placard secret, toutes mes angoisses... Tout a été sorti et étalé au grand jour, sans finesse, sans pudeur et surtout sans explications. Rien d'autre qu'un énorme "Moi Je...". Et le monstre était là, sommeillant. Et il s'est gavé le cochon !

 Vous voulez savoir comment ça s'est fini ? Nul, ça vous étonne ? Je me suis ruiné les nerfs pendants quelques semaines. Suffisamment longtemps pour me dégoûter de cette situation qui n'allait nulle part, me déconnecter d'une personne qui avait choisi son camp. J'ai fait ce que j'ai pu, j'étais même prêt à oublier ce qui s'était passé. Mais non : Cellequej'aimais avait une vie à vivre, une vie passionnante faite de connard en barre (toujours), de frustrations larvées et de tour d'ivoire d'artiste. J'ai abandonné, définitivement. J'ai tourné les talons et je me suis fermé, sous-vide et dans le noir. Elle a fini par partir suite à un plan social, dans des adieux digne d'elle. Je n'ai jamais recherché le contact par la suite. Quant à moi, j'ai doucement commencé à glisser, à développer une maladie sans nom au fond de moi. La démotivation, l'abandon progressif de tâches habituelles, la fatigue chronique... Jusqu'au jour où j'ai rallumé la lumière et là, j'ai sombré pour de bon. Ironique, non ?

 Conclusion ? Une histoire triste et banale (j'ai pas menti sur le titre). Rien de neuf sous le soleil en soi. Rien que du banal. Un garçon, une fille, il s'aiment, ils se quittent. Bon, j'ai expurgé les détails les plus sanglants mais, au fond... c'est tout ce qu'on retient. Deux personnes trop stupides pour parvenir à se créer un vrai cocon de quiétude, trop égoïstes pour se mettre de coté pour l'autre, trop occupés d'eux-même. Je ne dis pas que mon cas est isolé et unique. Des gens subissent des épreuves bien plus dures pour le moral et pour l'estime de soi. Cette histoire est triste et banale. Ce qui, pour moi, la rend unique et déprimante est qu'elle aurait pu donner lieu à quelque chose. Peut-être... ou peut-être pas, je n'en sais rien. Au final, ça aurait très bien pu marcher... ou pas (comme dirait Héphaïstos). Peut-être que je serai encore heureux, peut-être que je n'aurai pas peur de la lumière, peut-être que j'affronterai mieux mes démons. Peut-être...Ce qui me vrille, c'est d'avoir raté ça et de l'avoir perdu. Égoïstement, j'étais heureux. Quand je la tenais dans mes bras, quand elle dormait près de moi, quand elle réagissait au moindre bruit la première fois qu'elle a dormi chez moi... Ce sont les images que je souhaite garder, des moments que j'aimerai regarder avec tendresse tant je me sentais verni d'être avec une fille qui ne s'arrêtait pas à mon physique, à mes erreurs et à ce que je suis. Je pourrai me dire que ce bol a toutes les chances de recommencer. Après tout, regardons le verre à moitié plein.

 Mais si vous pensez ça, vous lisez le mauvais blog.

Par Buster Casey - Publié dans : Mon monde intérieur n'est pas une zone de paix
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Mardi 11 août 2009 2 11 /08 /2009 20:00

 Cela va paraître cliché mais depuis quelques jours, je n'ai pas la niaque d'écrire. Original, non ? Mais ce n'est pas simplement un manque d'envie, c'est aussi une sensation étrange de vide. Reprenons.

 Mon avant-dernier post n'était pas, en soi, une nouveauté. C'était un post commencé au mois de juin et mis au placard. Plusieurs fois, j'avais pensé le supprimer, n'arrivant pas à trouver l'impulsion de la suite. Et puis, un soir où l'inspiration s'était un peu carapatée ailleurs, j'ai décidé de terminer Déclaration à l'inconnue. Sur le coup, pas mieux. Je suis resté bloqué, incapable d'embrayer. Et, comme je le fais souvent, j'ai choisi de le faire à l'instinct. Lancer l'écriture et voir jusqu'où cela me mènera.

 Résultat ? Un effet boeuf. Les nerfs qui craquent en pleine rédaction, les larmes aux yeux. La sensation d'une pelleteuse qui remue une fange glauque au fond de moi. Pour la première fois de ma vie d'écriteur (ça n'existe pas, ne cherchez pas dans le dico), j'ai été dépassé par ma création. Elle ne m'a pas seulement dépassé, elle m'a attrapé, elle m'a bouffé et elle m'a recraché, rincé, à la fin de mon post.

 Ce que vous avez lu est probablement ce qui se rapproche le plus de moi, Buster Casey. Vous ne me connaissez pas ou si peu. Vous pensez me connaître ou sans plus. Sans le vouloir, juré-craché, j'ai déchiré un pan de moi pour vous l'exposer sans pudeur. Vous pouvez en penser ce que vous voulez, rien n'était prémédité. Et je ne cherche pas ici à m'attirer un peu plus de lauriers ou à faire mousser mes blessures, je veux juste expliciter un état.

 Je vis, comme le savez si vous êtes fan (mercimerci), une période sombre. Mon boulot m'assassine, mon moral a coulé à pic, mes sentiments amoureux sont étouffés dans l'oeuf et ma perception de moi-même est peu glorieuse. Par un hasard ironique, mon patron est venu me féliciter pour mon boulot, une fille qui ne m'intéresse pas me colle et tous mes clients repartent avec un sourire et un mot gentil. D'extérieur, je suis le bon gars.

 C'est toujours pareil. Par un jeu de coïncidences subtiles et bien placées, tout un tas de choses mirifiques me tombent sur le crâne. Je suis bon à mon boulot. Mes formations se sont très bien passées, j'ai été félicité par le formateur, par mes collègues qui ont aussi appréciés mon humour et ma compagnie. Je provoque la sympathie.

 Au fond de moi, rien n'arrive à éclaircir des ténèbres persistantes dans lesquelles vit une chose qui grandit, qui rampe et qui me bouffe. Une bête immonde qui se nourrit de mes angoisses, de ma dépression, de mes peurs, de mon attentisme. J'ai beau avoir des amis aimants et présents, des encouragements, des signaux positifs, mon monde se peint en noir, inexorablement. Et je sens que je passe une sorte de nouveau cap, un cap effrayant. Une sorte de point de non-retour que j'ai longtemps fantasmé et idéalisé mais qui semble se préciser de plus en plus. Et je ne sais pas comment j'en sortirai...


 Je veux vivre. Plus simplement survivre mais vivre. M'accomplir avec quelqu'un, me partager, m'occuper de Cellequej'aimerai pour ne plus penser qu'à moi. Je me sens prêt, comme si toutes mes expériences passées m'avaient enfin emmenés jusqu'à ce moment où je peux sauter le pas. C'est peut-être (sûrement) égoïste mais je veux essayer, étrangler mes peurs, me faire face et me vaincre. Me construire pour quelqu'un et arriver à m'apprécier. Je ne veux plus seulement être bon dans mon boulot, attirant, cultivé et toutes les autres bêtises que les autres pensent que je possède. Je veux aussi avoir raison et me dire que je ferai un gendre idéal, un compagnon agréable sur qui on peut compter. Je ne parle pas de mariage, de relation jusqu'à la mort, je ne parle pas d'enfiler le costume du noble chevalier ou du héros. Je veux juste être moi. Moi en mieux. Moi en plus. Je veux vivre et être heureux. Ne plus être pétrifié devant des sentiments d'amour ou devant ma propre fragilité. J'ai perdu Cellequej'aimais à cause de ça...

 En gros, Buster Casey est cuit, flingué par des émotions qui le mettent à mal. Donc, nous vous étonnez pas si ce blog prend une allure plus sporadique. Ce n'est pas une mort, ni un ras-le-bol (...). C'est juste que je suis fatigué.

 Merci...

Par Buster Casey - Publié dans : Mon monde intérieur n'est pas une zone de paix
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