Enfin !
Après une attente insoutenable et une angoisse épouvantable, le cauchemar a enfin pris fin il y a peu. Et ce n'est pas peu dire que
cette nouvelle a ravi le monde entier et la France en particulier, pays si attaché à cette situation depuis toujours. Oui, enfin, dans les larmes et la joie, c'est enfin arrivé : je peux enfin
reprendre possession de mon clavier. Quelle libération !
Oui, enfin, cinq minutes de libre pour pouvoir tapoter tranquillement sur mon blog (ou bloeurg comme dirait Hank Moody). Que vous raconter, je n'en sais fichtre rien mais c'est l'intention
qui compte. Je peux commencer par mon absence des ondes qui n'est due qu'à une accumulation de travail, de tâches ménagères bateau mais qui bouffent du temps et de temps libre qui ne l'est plus
vraiment. C'est dingue mais dès que vous êtes seul, tout le monde vous invite. Bref, ma culture en éclosion constante marque le pas et mes heures de sommeil aussi. Effet indirect : comme
j'accepte les invitations proposées, tout le monde me trouve vachement plus sympa. Pourquoi ? Je l'ignore, je suis sympa le reste du temps aussi... enfin, je crois. Mais ma situation
actuelle n'affecte en rien mon humeur habituelle, me semble-t-il à moi-même. Seul ou pas, j'accepte une invitation selon des critères identiques : intérêt, envie, emploi du temps... Mais
apparemment, le fait de vivre avec quelqu'un (en l'occurrence vos parents) braque automatiquement les gens. Bizarre...
Toujours est-il que j'ai eu le temps de finir de lire A l'estomac, un des nombreux chef-d'oeuvres de Chuck Palahniuk. Vous résumer l'histoire me serait bien compliquée, non pas que
je n'ai rien compris (bande de mauvais esprits) mais la multitude d'histoires dans la grande histoire ne permet pas un résumé adéquat. Qui plus est, je ne veux révéler aucune surprise à un roman
qui dépasse de trois têtes et des épaules le tout venant de la littérature actuelle.
En deux mots, A l'estomac raconte l'histoire d'un groupe de personnes qui vont s'enfermer et se couper volontairement du monde pendant trois mois, ce sous l'autorité d'une vieille
personne, M. Whittier. Au bout de ces trois mois, ces personnes auront écrit leur chef-d'oeuvre : roman, scénario, poésie... Sauf que rien ne se passera comme prévu.
De cette base qui sert de fil rouge, Palahniuk va progressivement raconter l'histoire de chacun des personnages qui peuple ce roman foisonnant. Cynique, féroce, méchamment drôle,
émouvant, épouvantable voire carrément atroce et jusqu'au boutiste par sa fin d'une noirceur absolue quant à la vision de l'espèce humaine, A l'estomac pose (comme d'habitude) toutes les
bonnes questions : quel avenir pour l'être humain ? Jusqu'au peut mener le désir de célébrité ? De quoi sommes-nous faits, au fond ? Par la description de personnages à la fois pathétique,
touchant et ignoble, Palahniuk dresse un portrait pessimiste et peut-être plus réaliste qu'il n'y paraît sous sa couche outrancière d'une humanité qui fonce bille en tête vers le
mur, sans volonté de freinage. Un chef d'oeuvre qui vous laissera exsangue et réflexif.
Sinon, je hais l'été. Oui, je sais "Bouououhh !!!", "Il aime pas l'été, c'est un gothique profanateur violeur de petite fille qui est allé au Hellfest"... Ok ok, on se calme. Toujours
est-il que je n'aime pas l'été. La chaleur bien moite qui vous fait sentir comme un gros tas de saindoux au moindre de vos gestes, la transpiration, l'air collant, les moustiques (bonjour les
moustiques tigres, bien agressifs) et les gens qui deviennent cons avec la chaleur. Déjà que froid, c'est pas bien malin, en été, le port du cerveau est d'évidence dispensable. Ce qui donne :
plageplageplage, torse nu, serviette autour du cou et je me la raconte à plus finir. Tout ça pour un beau bronzage parce que si t'es pas bronzé, t'es trop naze.
J'exagère ? Rassurez-moi, dites-moi que oui. Mais quand LA question dans n'importe quelle discussion tombe automatiquement : "Vous êtes allés à la plage ?", ça me désespère. Si vous
répondez non, votre interlocuteur hausse les sourcils. Et ça me gonfle.
Bref, j'aime pas l'été, me coller à ce gigantesque barbecue qu'est la plage, je m'en contrefous d'avoir un beau teint halé et j'ai horreur de me faire bouffer par des putains de
moustiques et d'enfler là où je me suis fait sucer (oui, je sais, elle est facile...).
Et pis c'est tout...