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Gimme five !

Publié le par Buster Casey

 Histoire de nous aérer un peu la tête depuis la mort de Bambi, pardon Mika Jackson (les Iraniens ne savent pas ce qu'ils ratent), nous allons jouer au fameux jeu du top 5, jeu de sadique initialement proposé par Mâââme Lizly. Aujourd'hui, c'est son frère, l'ignoble Héphaistos (le bâtard, y nique son PC) qui lance le défi du top 5 des meilleures ouvertures de film. En gros, la première séquence du film, celle qui marque, scotche et nous donne envie de rester jusqu'au bout. Une fois encore, le classement qui suit n'est pas synonyme d'ordre préférentiel...

 1. The Dark Knight de Christopher Nolan

 Bon ok, je commence par une bombe, un joyau noir, un référentiel pour les décennies à venir. Mais il faut se rendre à l'évidence : dès le début de son film, Nolan embarque le spectateur dans un rollercoaster éreintant dont le spectateur ressort à genoux. Et cette ouverture où une bande de gangsters masqués en clown braquent une banque (jusqu'à un final réjouissant) est proprement hallucinante de maîtrise de mise en scène et de montage. Une véritable horloge suisse cinématographique qui, au final de l'oeuvre, ne représente pourtant qu'une parcelle du talent général. Beaucoup de réalisateurs devraient baisser la tête...

 2. Les Aventuriers de L'Arche Perdue de Steven Spielberg

 Sachant qu'Héphaistos allait choisir (avec raison) Il Faut Sauver Le Soldat Ryan pour sa monstrueuse séquence du débarquement du 6 juin 1944 qui a traumatisé TOUS les films de guerre sortant après lui (faites le test : tout le monde l'a pompé !), je me tourne donc vers une autre séquence "historique" d'ouverture de film du même réalisateur. Première apparition d'un des plus grands héros cinématographiques de tous les temps, Indiana Jones 1 a eu un impact fatal sur la façon de faire des films, jusqu'à aujourd'hui et pour les années à venir. En effet, en une longue séquence menée tambours battants, Spielberg venait d'inventer la grosse scène d'action d'ouverture, phénomène que toutes les grosses productions nous servent encore aujourd'hui. En plaçant d'emblée son héros dans une situation désespérée et en ne lésinant pas sur les obstacles (flèches empoisonnées, grotte qui s'écroule, porte qui se ferme, boule de pierre, indigènes coupeurs de tête...), Spielberg pose ses enjeux, impose son style, délimite son terrain de jeu et crée en 15 minutes LE héros dont nous ne décollerons plus pendant deux heures et bien des années. Beaucoup de réalisateurs ont baissé la tête...

 3. La Horde Sauvage de Sam Peckinpah

 De la maîtrise de son art pour poser son film en 15 minutes à peine. De l'arrivée des "soldats" à la fuite de ceux-ci après une fusillade qui a ensanglanté la ville, le réalisateur pose d'emblée tous ses thèmes et met en garde ses spectateurs : ce ne sera ni beau, ni romantique, ni glamour. La violence qui habite les hommes ne trouve aucune justification, quelle que soit sa position par rapport à la loi, dans la mesure où les chasseurs de prime et autres personnes de justice sont pires que les bandits. Seul compte l'honneur, mis au-dessus de la loi. Flamboyant, funèbre et terminal. Pour la petite histoire, les spectateurs s'évanouissaient pendant la projection lors du carnage final. Nous étions en 1969.

 4. Trainspotting de Danny Boyle

 Peut-être pas l'ouverture la plus spectaculaire mais en tout cas la plus électrisante et la plus intelligente. On rentre immédiatement dans l'action par la fuite de ces deux petits marlous au son du Lust For Life d'Iggy Pop et du discours cynique en voix-off du héros. D'une même traite, Boyle impose le ton du film et ses personnages. Après, il raconte son histoire. Percutant.

 5. Reservoir Dogs de Quentin Tarantino

 Encore une ouverture séminale du genre. Une bande de costards cravate discutent autour d'une table de café. On commence avec une interprétation personnelle des chansons de Madonna, un détour sur un vieux carnet, K-Billie La Radio des Seventies pour finir sur l'utilité du pourboire. Finalement, ils se lèvent, quittent la pièce pendant que K-Billie nous balance un vieux titre. Générique. Fin du générique, un des gars pisse le sang à l'arrière d'une bagnole. Le film démarre et le puzzle peut commencer à s'assembler. Qui sont ces gars ? Qu'ont-ils fait ? Comment ? Pourquoi ? Dès son premier film, Tarantino explose les scores et fait mouiller toute une génération de cinéaste qui copiera sans honte s'inspirera de son travail. Sauf qu'il reste le seul à savoir manier l'art du dialogue et de sa difficile mise-en-scène. Il soignera et perfectionnera ses ouvertures à chacun de ses films suivants (Kill Bill notamment) mais il était difficile de ne pas signaler celui-ci.

 Bonne nuit...

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L
Je vais arrêter les Top 5. Tu le fais trop bien.
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B
<br /> Ah non, les tiens sont très bons aussi (j'avais completement zappé Il Etait Une Fois...). En plus tes sujets de top 5 sont toujours stimulants...<br /> <br /> <br />
S
Tres bon. Je jalouse l'idée de reservoir dog et de dark knight (mais en même temps, comme tu le dis, faire un top 5 de film c'est en oublier 759 autres qui nous reviennent au fur et a mesure des jours) et j'applaudis la reference à mozinor.
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B
<br /> Merci<br /> <br /> <br />