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Top spoiler !!

Publié le par Buster Casey

 Le mal-être, la dépression, les pulsions suicidaires, la solitude et la contemplation malsaine de soi, tout ça est bien joli mais nous éloigne grandement du principal : les tops 5 ! Fruit d'une concentration unilatérale menée par Hephaistos lui-même (ça l'a claqué le pauvre !) qui en a balancé un paquet, plus divers et varié qu'un disque de Mr Bungle, je me permets d'en choper un au vol pour vous le soumettre à froid tel que. Il s'agit ici du Top 5 des meilleures fins de film. Et qui dit fin, dit spoiler, c'est-à-dire raconter la fin et donc les grosses surprises. Je vous préviens maintenant, ça m'évitera des plaintes plus tard pour avoir raconté la fin d'un film que vous n'avez pas vu. Maintenant, faites en votre âme et conscience. Et comme toujours, ce top n'est pas qualitatif et ne représente qu'une fraction de pelloches que j'ai pu voir et aimer.


 1. Usual Suspect de Bryan Singer

 Qui est donc Kaizer Soze ? Un génie du mal, un criminel insaisissable, retors et diaboliquement intelligent. Une figure inconnue, un personnage entouré de mille et une légendes. Qui est donc Bryan Singer ? Un jeune réalisateur homosexuel inconnu au bataillon qui réussit à se faire une place au soleil avec ce deuxième film. Et quel film ! Malgré un budget resserré à l'essentiel, Singer dirige un panel d'acteurs pas bankables mais solides, anciens et en devenir (Kevin Spacey et Benicio Del Toro, hallucinant), une réalisation menée de main de maître et un scénario illusion bluffant. Outre de se placer comme un polar haut de gamme, le film plante tout le monde par une fin étourdissante. Le criminel le plus recherché est le narrateur de l'histoire... mais quelle histoire ? Une fois le truc découvert, quelle est la part de vérité dans le film que le spectateur vient de voir ? Second tour de force : même quand le twist est découvert, l'intérêt de revoir le film est décuplé, histoire de recoller les morceaux et de voir à quel moment on est baladé. Perte de temps : le film est tellement verrouillé qu'à aucun moment il n'est possible de se douter de quoi que ce soit. Un tour de force bien pompé par la suite...

 2. Sixième Sens de M. Night Shyamalan

 Qui est donc M. Night Shyamalan ? Un jeune réalisateur inconnu, adorateur de Spielberg et qui a prédit (selon la légende) au monteur de son deuxième film que son prochain effort serait avec Bruce Willis et que ce serait un succès. Et le bougre a eu un pif de dix kilomètres puisqu'effectivement, Sixième Sens a fait exploser un auteur. Mélange surprenant et pourtant magique de fantastique, d'horreur et de drame, Sixième Sens porte les germes d'un réalisateur que l'on devine consciencieux. A pas feutrés, le scénario nous navigue dans une intrigue tortueuse qui débouchera sur deux fins radicalement différentes mais se rejoignant : la libération par l'aveu. L'aveu du fils à sa mère et, surtout, l'aveu de mort du personnage principal. Mécanique identique à celle de Usual Suspects, le film vous pousse à un revisionnage immédiat. Là, tout se pare d'une double lecture et le fantastique, toujours présent, laisse alors place à la vraie nature du film : un drame humain déchirant. Vous trembliez de peur la première fois, vous pleurez de tristesse la seconde fois. Assez inouï dans son genre.

 3. Casino Royale de Martin Campbell

 Reboot pour la franchise la plus célèbre de l'histoire du cinéma, 007 change de gueule et de style. Si le coté dandy est toujours présent, le facteur humain est replacé en avant. James Bond est à ses débuts et TOUT le film n'est que la naissance d'une figure emblématique. Nous assistons à travers un lot de scènes électrisantes à la formation d'un héros qui emmène à une dernière image mythique et cultissime : Bond, debout devant sa proie (à qui il vient de coller une bastos dans la jambe), fusil au bras et lançant sa fameuse réplique : "My name is Bond. James Bond." Le thème musical démarre alors, 007 est né. Culte, je vous dis.

 4 ex-aequo. Le Silence Des Agneaux de Jonathan Demme / Seven de David Fincher

 Oui, il y a un peu de triche et je gruge une place comme je peux. Cependant, il aurait été indécent de citer l'un en omettant l'autre. En effet, ces deux films participent à un même objectif : la victoire absolue du Mal. Que ce soit le dernier coup de fil d'Hannibal Lecter à "l'agent Starling" après sa sanglante évasion (et sa glaçante phrase "j'ai quelqu'un pour dîner ce soir") ou l'atroce guerre des nerfs qui oppose John Doe (justice divine) face aux policiers le poursuivant (justice sociale, donc corrompue) et qui culmine dans un final sadique et éprouvant, le constat est le même : ces deux monstres supérieurement intelligents... sont logiquement gagnants. Et si Doe y perdra la vie, leur but respectif est néanmoins atteint : la liberté pour l'un, l'achèvement d'une quête pour l'autre. Et aucun personnages "bons" ne sera de taille à les arrêter. Constat effrayant qui, bizarrement, n'a soulevé aucun débat mais a multiplié les twists débiles et sans fondements des films suivants.

 5. Old Boy de Park-Chan Wook.

 La fin à débats par excellence. Prenez un groupe d'amis ayant vu le film et lancez, sur un ton badin, la question : "Est-ce une fin heureuse ou la plus effroyable qui soit ?". Faites ça à deux heures du matin après un repas arrosé et normalement, vous devriez avoir un début de baston. La question est cependant posée : histoire d'amour bouleversante ou acte incestueux d'autant plus ignoble qu'il est conscient ? Pour le coup, je vous conseille de voir ce film brillant, virtuose, intense et malaisé pour vous faire votre propre idée. Pour ma part, je rajouterai le suicide du bad guy dans l'ascenseur. Une fin à la fois surprenante et déchirante tant elle nous envoie toute l'humanité brisée de ce personnage en pleine poire.

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S
C'est malin... je fais comment moi, maintenant, pour en faire un sans passer pour une truffe ?
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