Et moi dans tout ça ?
En ce moment, ça va pas. Oui, ça fait un peu rengaine vu que je dis que ça va pas tous les deux jours. Mais là, je sens que ça cloche. J'ai plus envie.
Ecrire mon blog ? Plus envie...
Parler culture ? Me gonfle...
Aller au boulot ? Ha ha ha...
Voir mes amis ? Bof...
Faire quelque chose ? Nan !
Dans l'absolu, il n'y a rien de grave à l'horizon. Mon boulot est ce qu'il est, je n'ai pas de problèmes de santé "graves", tout va tranquillement dans ma vie... mais je n'ai plus envie.
Rien que de taper ce post, ça me barbe.
Je suis fatigué. Physiquement, je ne récupère plus. Mentalement, même faire une addition me colle la migraine et moralement, il pleut. Dans l'absolu, en ce moment, je me sens comme Hurley
dans Lost (mon seul plaisir actuel d'ailleurs... Je parle de la série, hein...) : je me sens bête, gros et moche. Je me sens con, gauche, inintéressant au possible. Je fais peut-être
encore une de ces crises, celles qui m'attrapent au moment où tout est calme. En gros, quand ça va, ça va pas. Je ne ressens même pas d'angoisse, juste un vide existentiel déprimant. Si j'étais
une personne à qui je parle, je me foutrai des claques.
Je voudrai avoir une vie, coucher avec plein de filles histoire de savoir ce que ça fait : est-ce que le nombre fait la valeur ? Est-ce que la rareté fait la grandeur ? Coucher avec la
fille que j'aimais désespérément à la fac, coucher avec la plupart des filles que j'ai rencontré (fac, boulot, connaissances), recoucher avec la fille que j'aimais, embrasser (en espérant
plus) la fille que j'aimerai rencontrer depuis deux ans et des brouettes, dire "je t'aime" à un paquet de gens qui le méritaient souvent plus qu'à certaines personnes à qui j'ai pu le dire...
Je ne voudrai plus être moi, ça m'arrangerait pendant quelques temps. Me perdre dans un supermarché ou m'abandonner sur le bord de l'autoroute. Me confier à des voisins ou aller me chercher
des cigarettes et ne jamais revenir me voir.
Je pourrai essayer de m'apprivoiser tant que je pourrai, je crois que je n'aimerai jamais complètement. Je peux me supporter comme un pote mais ma proximité continuelle avec moi-même
finit par me foutre le bourdon. Je me gonfle moralement et je me fais peur physiquement.
Et ce post me gave autant qu'à vous. A une prochaine...
Bonnes nuits...